Robin des Bois de Ridley Scott
C’est toujours difficile de voir un réalisateur mythique s’enfoncer dans une filmographie sans grand intérêt. Dans le cas de Ridley Scott, celle-ci est ponctuée de petits bijoux comme par exemple Black Hawk Down (La Chute Du Faucon Noir) ou Kingdom Of Heaven (dont la version director’s cut est tout simplement géniale), mais c’est peu de dire qu’on est en droit d’attendre mieux de sa part que Mensonges d’Etat, American Gangster, ou son horrible film sur le vin avec Marion Cotillard (Une Grande année). Là , on peut dire qu’avec Robin des Bois, il s’attaque à du lourd, du très lourd, en l’occurrence, un monument ancré dans notre mémoire collective à tous, par le biais des multiples films déjà consacrés au plus célèbre hors-la-loi en collant.Le Roi Richard Coeur De Lion avait un problème : il avait plus de thune. Et surtout, il avait décidé de fonder sa légitimité de Roi sur ses exploits militaires, histoire que son surnom ne soit pas remplacé par « Richard Coeur de Putois ». Donc, on retrouve Robin Longstride, archer dans l’armée de ce brave Riri, à un siège en France, la grande ennemie de l’époque de la Perfide Albion.
Il va bientôt se retrouver à devoir retourner à Nottingham pour honorer la promesse faite à un chevalier mourant, et être alors confronté au règne du Prince Jean, dont le surnom, Jean-Sans-Terre, était largement moins classe que celui de Richard, ce qui peut éventuellement expliquer son manque de tact et de patience fiscale envers la populace angloise, toujours prête à un bon mot pour agacer ses dirigeants quels qu’ils soient.
http://www.youtube.com/v/PhHsjZxbe1A&hl=fr_FR&fs=1&
Robin des Bois – Bande annonce – 2010
Donc, le sieur Scott (il a été anobli par des générations entières de cinéphiles. Et aussi par la Reine d’Angleterre, même si c’est plus anecdotique) revient avec un sujet ambitieux, ce qui n’est pas pour déplaire, même si on peut légitimement avoir peur au vu de ses trois derniers films (voir plus haut). Mais il prend un parti-pris tout de suite très intéressant: le réalisme.
Le réalisme historique, tout d’abord, le film est très documenté et fidèle à l’Histoire avec un grand H, et montre très bien la situation douloureuse dans laquelle se trouvait l’Angleterre d’alors, coincée entre, à l’extérieur, une France toujours plus belliqueuse qui avait les moyens de l’être et à l’intérieur, une famille royale composée d’un monarque aimé de ses sujets mais absent et un prince qui ne demande qu’à exercer le pouvoir mais qui est trop débile pour le faire.
Le réalisme aussi dans le fait qu’il a voulu humaniser le personnage de Robin des Bois. Ici, foin du renard de Disney ou d’Errol Flynn, acrobates de la cambriole qui ne se départissent sous aucune circonstance de leur classe et qui réussissent toujours les plus grands faits d’armes avec le naturel de celui qui se sert un verre d’eau au robinet. Pour tout non-fan de Russell Crowe, s’attendre à le voir en Robin revenait un peu à annoncer au fans d’Iron Man que c’est Gérard Depardieu qui allait incarner Tony Stark dans le prochain. Mais ici, force est de constater que le physique et le naturel bourru de Crowe vont tout à fait dans le sens du personnage tel que Ridley Scott veut nous le montrer.
Chez Ridley, Robin des Bois, c’est un guerillero. Un homme qui s’organise contre le pouvoir en place parce qu’il a des idées du genre « il faut que le partage des richesses soit plus équitable ». Un espèce de Che Guevarra, en somme. Du coup, Robin, ici, il ne fait pas des farces tout le temps. Il a l’air grave de celui qui sacrifie tout à ses idées et qui ne cherche pas à être sympa, et il faut bien avouer que c’est une vision du personnage qui change largement de ce qu’on avait pu en voir jusqu’ici.
On pourrait aussi parler de la réalisation magnifique, des scènes de batailles grandioses sans trop d’effets de manche (la charge des cavaliers anglais contre les français fait un peu passer la charge des Rohirrim du troisième Seigneur des Anneaux pour du pipi de chat fait par ordinateur) du dernier tir à l’arc en gros plan qui est à couper le souffle, et du scénario qui réussit tout le long à garder un parfait équilibre entre subtilité, réalisme historique, et concessions au sacro-saint divertissement qui permet de ratisser un peu plus large sans pour autant faire tomber la relation entre Robin et Lady Marianne dans la guimauve, par exemple.
Ajoutez à ça des seconds rôles tous parfaits, comme Cate Blanchett, impeccable, ou Mark Strong, qui commence un peu à s’enfermer dans les rôles de méchants sadiques, mais qui le fait tellement bien qu’on va pas s’en plaindre.
Bref, Robin des Bois est une très bonne surprise qui prouve qu’un grand réalisateur en a toujours sous le capot. Il a peut-être juste besoin d’un sujet un peu ambitieux.
Robin des Bois (Robin Hood) de Ridley Scott | Scénario de Brian Helgeland, Ethan Reiff et Cyrus Voris | Photographie de John Mathieson | Musique de Marc Streitenfeld | Avec Russell Crowe, Cate Blanchett, Max von Sydow, William Hurt, Mark Strong, Oscar Isaac, Danny Huston, Eileen Atkins, Mark Addy, Matthew Macfayden, Léa Seydoux, Jonathan Zaccaï | Grande-Bretagne | 2010 | 140 min. | Aventure et Action | Distribué par Universal Pictures International France  | Crédit photographique : Universal Pictures
























































Nan mais dire que Le Robin Hood de Costner est horrible.. n’importe quoi.
C’est avec ce film qu’on a vu la caméra se balader du point de vue d’une flèche et qui sera reprise par un nombre incalculable de films.
C’est avec ce film que le grand public a découvert Morgan Freeman (plus qu’Impitoyable à l’époque).
Dans ce film, on a un bad guy complètement détaché et complètement ridicule… ce qui n’était ni banal ni conventionnel et dont ce type de perso sera repris la suite…
Bref, trop de choses à retenir pour jeter ce film aux orties.
Euh, Freeman découvert avec Robin Hood,, laisse-moi rire…
J’crois que t’oublie un peu Driving Miss Daisy ENORME succès critique et tout et tout…
Et même si yavait de bonnes idées dans ce film, en le revoyant maintenant, c’est juste pas terrible du tout, quoi.
Sur que le grand public s’est précipité à la sortie de Miss Daisy. Je viens de revoir les chiffres… j’avais pas vu l’ENORME succès de ce film auprès d’un grand public.. pardon pardon (nan mais lol).
D’ailleurs, je suis sur que tu t’es précipité pour le voir à sa sortie, le Miss Daisy
Je parle bien sur de découverte par le grand public et pas par le public…
et ouais, il y a eu des idées dans ce film, tellement reprise par la suite que c’est devenu un classique pour certains (mais comme c’était un film grand public : caca pas bien)
Mais lol, tu confonds tout!
Et Miss Daisy a été un énorme succès. Le gros succès qui donne bonne conscience et tout sur le racisme, blablabla…
150 millions de dollars de recettes en 89 pour un film qui n’est pas un film d’action, oui, on peut dire que c’est un très gros succès public.
oué je confond tout :
t’as pas répondu à ma question: tu l’as vu à sa sortie ce film? ça m’etonnerait, c’est un film pour les vieux. Ou alors parle moi de Glory qui est sorti à la meme année.
Alors que Robin hood, si tu l’as pas vu, t’as vu le clip et t’as vu le vieux morgan.
150 millions? plus de 140 millions aux US. Tu parles d’un succès interplanétaire. Donc ça a été un énorme succès aux US. D’ou la pluie d’oscar.
Donc je ne confond tout. Je parle de grand public et t’en faisais partie à cette époque, et entre les deux films, y a de grandes chances que t’ai plus vu Robin des bois que Miss mescouilles parce que t’étais un petit et que les petits ca préfèrent les histoires de robin à la mémé.
Donc je ne crois pas que tu confondes tout. Toi par contre, tu bottes en touche… :p
RAAAAAH GLORY !!
Putain ce film…..
Si j’l'ai vu en même temps que Robin des Bois, en plus, c’est un film que ma mère adore, Miss Daisy.
et c’est 110 millions aux US et environ 40 à l’international, ce qui est quand même on ne peut plus qu’honorable.
« Taram et le chaudron magique » c’est bien aussi, non ?
Non ?
sgnif…
puté, j’ai presque réussi à avoir raison. C’est un film que t’as vu en meme temps que robin, et vu qu’ils ont 2 ans d’écarts…
Sinon oué 40 milliards à l’international, c’est le score d’un film en France de 300 000 pekins, au bas mots…allez, 100 000 de plus pour être gentil. Un vrai succès grand public.
Fin bref, toute façon, on va nan plus y passer 100 com.
Pour info le box office de l’année 1989 en France
http://fr.wikipedia.org/wiki/Box-office_France_1989
et celui de l’année 1990 (je sais pas quand il est sorti précisemment ce film)
http://fr.wikipedia.org/wiki/Box-office_France_1990
Et le box office de l’année 1991, année ou est sorti Robin Hood
http://fr.wikipedia.org/wiki/Box-office_France_1991
Près de 5 millions d’entrée. On va dire que Robin est un film grand public et que Miss Daisy non même si c’est pour tout public…
Et Taram, je m’en souviens plus.
Et sinon, dès que j’ai fini mon truc cette semaine, je vais voir ce robin wood
Scott, le lama tibétain ? ( Lama Scott……..ok je sors )
J’ai toujours pas vu Iron Man 2, alors la tapette anglaise qui se fait fourer par un moine poivrot il attendra, je suis devenu un ersatz du Capitaine Nemo de « La Ligue… » ( BD ), je hais les anglais.
En plus je viens de réaliser que j’ai raté Wolfman et ça m’énerve, tu l’as meme pas chroniqué, pffffff
Je déconnais pour Taram je l’ai pas vu, c’était juste pour détourner l’attention
Et t’as vu le robin des bois de Scott, au moins?
Normal, je l’ai pas vu. Je devais attendre Sandra pour le voir mais vu qu’elle va au ciné une fois par mois et encore, seulement quand c’est du Gaspar Noé, ça me limte question film. Et c’est aussi pour ça qu’à la place, je vais voir les bons gros trucs qui tachent.
Donc en clair, t’es en retard sur les sorties ciné.
En meme temps je vais voir un film par an, donc bon…..
( ça t’a pas fait rire Lama Scott, je suis déçu
)
Wolfman, c’est « un grand western gothique » selon mad mouviz, « une grosse bouse qui n’existe pas » selon moi…
Etant fan de loup-garou je risque de pas être objectif, donc je vais l’aimer
Parce que pour trouver un bon film de loup-garou, gratte toi l’occiput, j’en ai jamais vu un en fait
Y a le Loup garou de Londres de Landis. Bon, faut aimer le mélange comique et loup garou (meme si c’est de l’humour spécial)
Sinon, je sais pas, le truc avec Nicholson, Wolf, ça partait d’une bonne idée.
Je checke le DVD de Wolfman dès qu’il sort et je vais pondre un truc, je pense.
Oui mais comme tu dis, le coté comique…pourtant y avait du bon
Oublie Wolf. Par contre j’aimerai revoir la série télé « la Malediction du Loup-Garou », parce que dans mon souvenir ça avait de la gueule
Bon j’ai vu. Et euh, j’vais pas faire un contre article mais je comprend pas trop pourquoi tu me dis que le Robin des Bois de Costner est une merde comparé à ce truc. C’est la meme chose. Un espèce de Braveheart à peine déguisé :je m’attendais à ce que Mel Crowe me sorte Liberté à un moment.
Le pauvre Brian (le scénariste) m’avait habitué à mieux. Là , il tente de me dire que ce brave Robin est juste à l’origine de la Magna Carta de 1215, l’un des textes qiu commencent à donner quelques droits fondamentaux. Historiquement, sur le plan juridique, c’est un texte fondamental. Mais alors c’est un peu lolant quand on veut tout raccrocher.
Je parle même pas du coté philosophe des lumières. Genre le mec il a quoi? 4 siècles d’avance? mon dieu, cette blague.
Et alors, autant le film de Costner avait un brin d’humour et d’ironie, autant ici, c’est juste du premier degré à fond les marron, en nous faisant prendre des vessies pour des lanternes.
Ca reste juste un spectacle mais chaque fois que le gugus en question s’essaye à l’histoire, c’est la débandade. Ca confirme que ce mec est mort il y a des années cinématographiquement parlant. Ca reste un bon faiseur d’image même si ça commence à lasser.
Et la musique… Entre pompage de certains sons d’Ennio Morricone et le morceau Words des Christians à un moment.. une tarte à la crème.
Oui, c’est du grand spectacle. Comme le robin des bois il y a 20 ans. Ni plus ni moins. Et c’est pas la tentative d’ancrage dans une réalité peu probable et complètement farfelue que ça en fait quelque chose de mieux
Il y a juste l’aspect relaunch du héros. Mais ça, ça commence déjà à devenir quelque chose de classique à l’heure actuelle et les films d’horreur ont déjà une longueur d’avance…
J’aime beaucoup la vignette de Robin des bois par rapport à celle d’Hunger Games. C’est comment dire, un peu beaucoup les mêmes !
Ou que cuila :p
http://thetorchonline.com/wp-content/uploads/2009/03/kknight2.jpg
Ahhh, le cliché du perso principal ou semi-principal qui tire une flèche
Hop, bonus:
http://flavorwire.com/233403/visual-representations-of-15-over-used-movie-poster-cliches
Intéressant petit lien