Southland Tales de Richard Kelly

Posted 30 mars 2009 by Dextarian in Fantastique

Rating

Réalisation
90%


Casting
99%


Image
95%


Musique
90%


Technique
90%


Suppléments
70%


Total Score
89%


Genre: ,
 
 
Réalisation:
 
Avec: , , , , , , , ,
 
 
Scénario:
 
Photographie:
 
Musique:
 
Pays:
 
Editeur:
 
 
Année De Production:
 
Support:
 
Durée: 145 minutes (160 minutes pour le festival de Cannes)
 
Langues: Anglais, Français
 
Sous-titres: Français
 
Date de diffusion: Inédit au cinéma
 
Crédit photographique: Wildside
 
by Dextarian
Full Article

« This is the way the world ends. This is the way the world ends. This is the way the world ends. Not with a bang but a whimper« . Voilà une des phrases clés du film de Southland Tales de Richard Kelly, le réalisateur culte de Donnie Darko, qui est une reprise du poème de T.S. Eliot, « Les Hommes creux »1 de 1925 dans une version humoristique puisque dans ce film c’est dans un Bang que le monde va se terminer. Complètement décalé, volontairement incompréhensible, le film n’a pas été distribué en salle après son plantage au festival de Cannes. S’il est vrai qu’il est particulièrement difficile d’approche, Southland Tales est pourtant un film à part, avec un esprit décalé et underground propre à en faire un film culte, s’il ne l’est déjà pas pour certains.


États-Unis, Californie, 2008. Une attaque nucléaire a précipité l’Amérique dans la troisième Guerre Mondiale. Face à la pénurie de carburant, la compagnie US-IDent élabore un générateur d’énergie inépuisable en se servant de la force des océans, qui altère la réalité et va bouleverser les vies de l’acteur Boxer Santaros (Dwayne Johnson « The Rock »), de l’ex-star du X, Krysta Now (Sarah Michelle Gellar), et des frères jumeaux Roland et Ronald Taverner (Seann William Scott), dont le destin se confond avec celui de l’humanité toute entière…

Southland Tales de Richard Kelly, dont la seule réalisation est pour le moment Donnie Darko (en attendant The Box qui devrait sortir à la fin de l’année), est une oeuvre complètement décalée, où le second degré semble être le maître mot. Dans un univers futuriste aux connotation très actuelle (la recherche d’une énergie renouvelable à l’infini pour sauver l’humanité), le destin du monde semble se jouer avec des vrais marginaux un poil loseurs. Entre des actrices X, des lesbiennes, des acteurs de série B, des flics ou encore des geeks, tout est réuni pour faire de cette oeuvre un cotcktail totalement improbable…

Tout comme Donnie DarkoSouthland Tales explore les thèmes chers au réalisateurs, à savoir la rupture de l’espace temps, puisque dès les premières minutes, on se retrouve dans une espace de faille spatio-temporelle, qui mettra le monde à mal. Dans ce décor sombre, presque apocalyptique, Kelly signe une oeuvre complètement à part, faite de musique electro (signée Moby), de danses, d’esprit kitch, du poids des médias ou encore de la passion du réalisateur pour les films X  (le terme de « club » fait d’ailleurs référence à celui du désormais ultra célèbre Club Jenna, du prénom de l’actrice X, Jenna Jameson, la première actrice à avoir autant monétiser son nom de scène).

Le choix des acteurs n’est d’ailleurs pas anodin. C’est ici des acteurs de secondes zones, qui se sont plus illustrés dans des films de genre, des comédies bien américaines ou encore des films d’actions du fond du panier, que cela soit Sarah Michelle Gellar, Dwayne Johnson, Seann William Scott, notre Christopher Lambert national ou bien encore le réalisateur culte de Clercs, Kevin Smith (qui a également scénarisé des comics comme Daredevil).

D’ailleurs, il flotte comme un parfum de comics à travers ce film. Ce qui n’est pas étonnant puisque Southland Tales est en fait la seconde partie d’une oeuvre dont la première est composée d’une série de comics. C’est d’ailleurs pour cela que ce film est assez incompréhensible à la première vision, notamment l’histoire des vrais/faux jumeaux ou encore le tout début du film, lorsque l’acteur Boxer Santaros se retrouve dans le désert.

Ainsi, Southland Tales est une oeuvre unique, très second degré sous fond de science fiction. Un rythme lent qui pourrait ennuyer plus d’un, avec une répétition de phrases qui pourrait devenir cultes et une mise en scène relativement agréable comme le plan séquence où l’on suit Serpentine, interprétée par l’actrice asiatique Bai Ling, est d’une réelle beauté. Un film à découvrir et à voir. Enfin, à revoir pour peu que l’on ne soit pas familier avec les failles temporelles et un univers relativement à part.. celui de Richard Kelly. Etes-vous prêt pour la fin du monde ?

Et comme le dira si bien Dwayne Johnson dans Southland Tales :  »I’m a pimp, and pimps don’t commit suicide ».

  1. The Hollow Men en version originale []

Le Rédacteur

Dextarian
avatar

Le rédacteur ciné le plus prolifique (et je ne tiens pas à perdre ce titre!)

12 Commentaires


  1. avatar
     
    Guilhem

    This is the way the world ends.





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