Max Payne 3 de Dan Houser et Rockstar Games

1
Le  9 janvier 2013 par dans Action

Notes

Réalisation
85%


Scénario/Traitement
75%


Gameplay
65%


Graphismes
90%


Son
85%


Intérêt
80%


Total Score
80%

80/ 100

Genre: ,
 
Création: ,
 
Développeur:
 
Éditeur:
 
Plateforme: , ,
 
Avec Les Voix De: , , , , , , , , ,
 
Scénario: , ,
 
Musique: , ,
 
Pays: ,
 
Date De Sortie:
 

Les Plus:

Ça pète dans tous les sens, c'est fun, c'est jouable, c'est beau, c'est magnifiquement réalisé.
 

Les Moins:

Par contre, qu'est ce que c'est répétitif...
 
par Cédric Le Men
Article

DEX_COOLLe genre action/aventures à la troisième personne ne manque pas de représentants mais, pourtant, les consoles next gen se sentaient délaissées par une franchise qui avait fait la gloire de leurs aînées « 128 bits ». Sorti sur PC en 2001, puis sur Playstation 2 et Xbox première du nom, Max Payne avait su renouveler un gameplay qui commençait à sentir la naphtaline en surfant sur la vague Matrix et en réutilisant son fameux « bullet time ». Heureusement, Rockstar est là et nous propose donc le troisième volet d’une saga qui, contrairement à son héros, pourrait encore avoir de beaux jours devant elle.

Max Payne 3 - PS3 Jaquette

Max n’est plus flic. Après la mort de Mona Sax, sa némésis des premiers et deuxièmes opus, il quitte définitivement New York pour travailler pour la société de protection à la personne tenue par Raul Passos, un ancien collègue de l’académie de police qu’il retrouve lors d’une bagarre de bar qui tourne rapidement au massacre. Employé par la riche et décadente famille de Rodrigo Branco, un industriel brésilien basé à São Paulo, Max Payne coule des jours « paisibles » et enchaîne les bouteilles d’alcool. Jusqu’au jour où le « Comando Sombra » attaque la famille et kidnappe Fabiana, la jeune et belle femme de Rodrigo. Max va dès lors tout faire pour la retrouver.

Max Payne 3 sort neuf ans après Max Payne 2 et c’est donc assez logiquement — bien que de façon plutôt amusante, car rien n’obligeait les scénaristes à respecter ce même laps de temps — que l’intrigue de Max Payne 3 se déroule neuf ans après les évènements de Max Payne 2. Une petite pirouette qui permet surtout aux scénaristes de s’attarder davantage sur le personnage, le temps ayant eu sur lui des effets pour le moins ravageur. Max est alcoolique, prédisposé à la violence et obsédé par un besoin de rédemption qui va le pousser à se mettre en danger pour sauver la femme de son employeur.

Max Payne 3

Techniquement, le jeu est irréprochable ou presque. Les décors sont nombreux et variés, tous très beaux graphiquement, les textures sont d’une grande richesse. La musique est soignée et la mise en scène des cinématiques rappelle furieusement feu Tony Scott et son Man of Fire notamment, avec son utilisation particulière des sous titres, d’effets visuels divers et variés, de split-screen etc.  Côté scénario, on tient là aussi quelque chose sur lequel aucun bon actionner bourrin de cinéma ne cracherait : personnage rincé par la vie, en quête de rédemption, traîtrise — on se doute bien qu’un des membres de la famille est dans le coup, mais qui ? Le frangin cocaïné jusque derrière les oreilles, l’autre frangin politicien, ou même la jeune épouse elle-même, pourquoi pas ? — et vengeance font ici très bon ménage, en conférant au jeu son univers résolument cinématographique.

Le problème tient majoritairement dans le gameplay du jeu. C’est bien simple, on a très vite l’impression de faire tout le temps la même chose, de rejouer la même séquence jusqu’à la nausée. En résumant un peu : on court, on se planque, au saute au ralenti et on canarde tout ce qui bouge et qui parle anglais avec un accent brésilien, voire brésilien tout court. Aucun indice à trouver, aucune énigme à résoudre… Le jeu ne montre dès lors qu’un intérêt immédiat et va clairement perdre de sa superbe lors d’une deuxième partie, le fameux « replay value » ne fonctionnant que très mal. D’autant que Rockstar Games a su corriger un problème commun aux deux premiers volets de la saga : leur très courte durée de jeu. Ici, on se retrouve avec une intrigue s’étirant sur une quinzaine d’heures de jeu minimum, dans les modes les plus simples. Augmentez la difficulté et vous tiendrez facilement une vingtaine d’heures. Le problème de la répétition ne s’en ressent donc que plus violemment.

Max Payne 3

En définitive, Max Payne 3 est un jeu à faire, clairement, malgré son principal défaut, ne serait-ce que pour l’intérêt de sa mise en forme, qui assume sans aucune honte des références à tout un pan du cinéma de genre et qui n’épargne aucun effet gore à ses joueurs. Sur ce point, on soulignera que le jeu n’est définitivement pas à mettre entre toutes les manettes, surtout les plus jeunes ou les plus sensibles. Le principe même de la « bullet cam« , effet visuel récurrent qui consiste à suivre la trajectoire de la balle au ralenti, du canon jusqu’à la cible, ne manquera pas de retourner le cœur de certains… et d’en réjouir d’autres !


A propos de l'auteur

Cédric Le Men
avatar

Rédacteur en chef du magazine When you have to shoot, shoot, don't talk.

  • Siclones

    Je crois que ce jeu a provoqué la pire migraine que j’ai jamais eu.

Derniers Articles et News
 
  • 93%
    L'inconnu du lac Une
  • 90%
    Le Passé Une
  • 51%
    POPUNE
  • Les stagiaires
  • bling-ring-emma-watson-tongue
  • 83%
    Star Trek Into Darkness
  • 94%
    bibio
  • Midnight-Locomotive1
  • 92%
    Runaway Train - une
  • The Call - une