Collections de Delphic
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Le titre "Of the Young".:
Un penchant trop R&B et house.
Pour représenter la créativité musicale made in England aux Jeux Olympique de Londres, l’organisation a demandé à cinq groupes de créer un titre spécialement pour l’occasion : Muse, Elton John vs. Pnau, Dizee Rascal, The Chemical Brothers et Delphic. Alors, forcément, Collections, le second album de ces derniers, dans les bacs en cette fin janvier, est des plus attendus.
Première surprise — et de taille — puisque Good Life, le single olympique, ne figure pas parmi les dix titres que compte ce nouvel opus. Seconde surprise : le son proposé. Alors que Good Life laissait entrevoir une indie pop qui humait bon le détachement et la nonchalance sonore inhérents au style, cet album évolue plutôt du côté de la house. En effet, comme l’a déclaré le bassiste et chanteur James Cook au webzine britannique There Goes the Fear, Good Life est plus proche d’Acolyte, le précédent album, que ce que l’on peut entre sur Collections.
Of the Young inspiré indie, assure la transition entre les deux albums avec ses légers accents dance. Idéal pour ouvrir cet album donc. Dommage qu’il soit cependant le meilleur titre… Car la suite prend de plus en plus le chemin de la house avec ses beats électroniques et un chant qui prend très souvent des accents R&B comme Changes pourrait à lui seul le démontrer. The Sun Also Rises redonne un peu de couleur dans une pop inspirée R&B — finalement pas si différent de ce qu’a pu faire Coldplay sur Mylo Xyloto — en s’éloignant quelques peu de la house music du reste de l’opus.
Le quatuor de Manchester quitte donc l’electro indé d’Acolyte pour prendre un tournant R&B/house peut-être plus vendeur. Résultat, les titres proposés n’offrent que très peu d’émotion en penchant trop fort vers le synthétique et en glissant même dans le pathos lorsque le piano s’en mêle sur Tears Before Bedtime. Good Life cet été et Of the Young en ouverture nous promettaient pourtant de belles choses… dommage !




























